L'école Katori Shinto Ryu Imprimer

 

L'école Tenshin Shoden Katori Shinto Ryu - HATAKEYAMA HA

Il n'y a pas de compétition dans l'école Katori.
Nous disons que la compétition ( shiai ) est synonyme de mort ( shi-ni-ai ).

L'école Tenshin Shoden Katori Shinto Ryu a été fondée en 1447 par Maître IIZASA CHOISAI IENAO.

En traduction littérale,
Tenshin signifie : directement des cieux
Shoden signifie : véritable enseignement
Katori est le nom de la ville où se trouve le temple shinto dans lequel le fondateur a passé une période de 1000 jours d'ascèse avant de fonder l'école.
Shinto est la religion
Ryu signifie école.
Ainsi Tenshin Shoden Katori Shinto Ryu peut signifier : Ecole de l'enseignement shintô véritable et divin de Katori.

Hatakeyama Ha signifie "selon le style de", "à la manière de" Hakakeyama, Maître Goro Hatakeyama dont nous suivons les enseignements et le style. Pour plus de renseignements sur les styles et leurs raisons voir la page consacrée à L'histoire de l'école et de ses maîtres.

Contrairement à la majorité des écoles d'armes japonaise dont l'entrée à l'époque était très sélective voir même accessible qu'à des membres d'un seul clan, la Tenshin Shoden Katori Shinto Ruy a toujours été ouverte à toute personne, quelque soit son rang social, son clan ou même son sexe. Ceci est une des raisons pour lesquelles l'école a pu perdurer aussi longtemps au delà des modes et des guerres de clans.

Le fontateur, malgré son passé de guerrier reconnu, était un homme de paix et le préambule du catalogue de technique de l'école (mukoroku), dit que : "L'art martial (Heiho en caractères japonais) est l'art de la paix (Heiho en caractères chinois) et tous devraient apprendre à faire la paix".

L'école a failli disparaître au début du XXieme siècle et en 1940, c'est le dix-neuvième héritier (Soke) Iizasa Shuri No Suke Kinjiro qui demanda au responsable technique (Shihan) Maître Sugino, de faire connaître plus largement l'enseignement de l'école afin que celle-ci ne disparaîsse pas.

Maître Ritsuke Otake a obtenu du Gouvernement Japonais que cette école soit reconnue Trésor National en avril 1960.

Le programme de l'école est divisé en plusieurs niveaux de kata (exercices). d'abord les katas de bases, puis les katas supérieurs, puis les katas secrets. Ces derniers n'étant enseignés qu'à de rares pratiquants ayant montré leur fidélité et leur engagement dans la pratique.

LES DISCIPLINES PRATIQUEES

Le KEN-JUTSU (combat au sabre en bois)

Le IAI-JUTSU (art de tirer le sabre)

Le BO-JUTSU (combat au bâton long d'environ 1.8m)

Le NAGINATA-JUTSU (un Bo prolongé par une lame pouvant aller jusqu'à 60 cm)

Le RYOTO-JUTSU (combat avec le sabre long et le sabre court)

Le SOO-JUTSU (combat à la lance (YARI) longue de 2,80 m)

Le SHOTO-JUTSU (combat au sabre court appelé aussi Kodachi)

D'autres disciplines étaient traditionnellement enseignées dans l'école : Shuriken-jutsu (Techniques du lancer de pointes), Ju-jutsu (Technique de combat à main nue), Nin-jutsu (Techniques d'espionnage), Sen-jutsu (Stratégie), Chikujo-jutsu (Technique de construction de fortifications).

Notre critère de valeur est la justesse dans le positionnement du corps, les gardes, les coupes, l'intention et son authenticité (Kime), ainsi que la concentration.

Notre art martial est un art "confidentiel", il est peu connu et peu répandu car outre le fait qu'il ne soit pas ouvert aux jeunes enfants, il réclame du pratiquant plusieurs qualités :

Tout d'abord, il ne faut pas avoir un esprit de "compétition". L'envie de se mesurer aux autres n'existe pas dans notre école, nous sommes assez occupés à nous mesurer à nous-mêmes en vue de forger notre corps.

Ensuite, il ne faut pas avoir un esprit "tout-fou". Le boken est une arme pouvant casser un crâne. Une rigueur d'esprit est demandée au pratiquant. C'est une des raisons pour laquelle 16 ans, après entretien, est l'age minimum pour entrer dans notre école.

Puis, la patience, car il faut bien deux à trois ans avant de "s'amuser" en oubliant son boken pour pouvoir "vivre" les katas et ressentir leur authenticité.

La ténacité est aussi une qualité d'esprit demandée. Nous pratiquons pendant plusieurs années les mêmes katas en affinant toujours notre précision et notre justesse. Il est donc nécessaire de ne pas être lassé facilement. Ces katas basiques forgent le corps et l'esprit.

Enfin au niveau de Kirikami (ceinture noire premier Dan), il est nécessaire d'avoir compris que l'on vient de naître à l'art et ne pas penser "être arrivé". Bon nombre de Kirikami dans différents arts martiaux montent leur club à ce niveau et ne s'entrainent plus. De fait, ils régressent.

 

KEN-JUSTU

Les kata basiques :

Itsutsu No Tachi

Nanatsu No Tachi

Kasumi No Tachi

Hakka No Tachi

 

BO-JUTSU

Les kata basiques :

Seri Ai no Bo

Sune Hishigi No Bo

 

NAGINATA-JUTSU

Le kata basique :

Itsutsu No Naginata

 

IAI-JUTSU

Les Kata basiques

Les Kata à genoux (Iai goshi)

Kusa Nagi no Ken

Nuki Tsuke No Ken

Nuki Uchi No Ken

U Ken

Sa Ken

Happo Ken

 

Les Kata debout (Tachi Iai)

Yukiai gyaku nuki no tachi

Zengo chidori no tachi

Yukiai migi chidori no tachi

Gyaku no tachi

Nuki uchi no tachi

 

LES GRADES, TITRES et TERMES

Notre école, utilise le système des Kyu jusqu'au 1ier Kyu (equivalent ceinture marron)

 

Kirikami Shoden : correspond à ceinture noire premier Dan.

Kirikami Shuden : correspond à ceinture noire deuxième Dan.

MokurokuShoden : correspond à ceinture noire troisième Dan.

Mokuroku Shuden : correspond à ceinture noire quatrième Dan.

Menkyo Mokuroku appelé aussi Menkyo Shoden : correspond à ceinture noire cinquième Dan.

Menkyo Shuden : correspond à ceinture noire sixième Dan.

Menkyo Okuden : correspond à ceinture noire septième Dan.

Menko Kaiden (ultime titre) : correspond au huitième/neuvième. C’est le plus haut niveau. Un Maître délivre 2 ou 3 certificat Menkio Kaiden dans sa vie. Ce titre est une attestation de transmission ultime et permet à l’élu d'entrer dans la généalogie officielle des maîtres de l’école et lui permet soit de succéder au maître, soit de fonder sa propre école ou une nouvelle branche de l’école.

 

Autres appellations et termes que l'on peu trouver dans une école traditionnelle :

Mukyu : littéralement : "Sans grade". Débutant.

Deshi ou Soto Deshi : disciple, élève de l'école.

Kagé Deshi : disciple « caché » de l'école.

Uchi Deshi : disciple vivant à l'intérieur de lécole, voire de la maison du Maître. Un uchi deshi participe souvent activement à l'entretien du dojo.

Senpai (se prononce sempaï) : Elève le plus avancé de l'école. Il donne les ordres de salut.

Mudansha : sans grade.

Yudansha : porteur de grade (ceinture noire 1er Dan).

Joshu : autre nom d'un assitant

Les quatre termes ci-dessous ont été créé par la Dai Nippon Butokaï (association des vertus martiales du grand japon). C’est une célèbre organisation paramilitaire ultra nationaliste japonaise, créée en 1895 dans le but de sauvegarder les arts anciens et de promouvoir les arts modernes. Elle était constituée d’anciens samouraïs, tous maîtres de haut niveau.

 

Renshi *: Elève avancé. 5ème - 6ème Dan.

Kyoshi * : Instructeur de l'école, 7ème - 8ème Dan.

Hanshi * : Maître, 9ème - 1ème Dan.

Shihan * : Grand Maître. Titre ne pouvant être obtenu qu'à partir de 8ème Dan.

 

Autres termes divers

Soto Deshi : disciple extérieur.

Uchi Deshi : disciple interne.

Kagé Deshi : disciple « caché » de l'école.

Ryu Sha : pratiquant de l'école, élève.

Hombu-Cho : maître principal, responsable du Dojo Principal (Hombu-Dojo).

Dojo-Cho : responsable du Dojo.

Shibucho : responsable d'une section locale ou nationale d'une organisation internationale.

Kancho : directeur technique.

Kaicho : président.

Shidoshi-Ho : instructeur débutant.

Shidoshi : instructeur.

Shidoshi-In : instructeur.

Shihan-Kaku : assistant du maître.

Dai-Shihan : grand maître.

Kage-Shihan : maître de l'ombre.

Meijin : grand homme accompli.

Kohaï : jeune.

Sempaï : ancien par rapport au Kohaï.

Tashi : expert.

Tenshi : maître céleste.

Soke ou Shosei ou Shodaï : fondateur, héritier, chef de famille, de l'école.

Shike : héritier.

 

A l'initiative de Maître Sugino père, les grades traditionnels ont été remplacés par les Kuy et les Dan.

Concernant les grade situé au dessous de ceinture noire, l'éleve débutant est Mukuy. Il apprend les gardes, les frappes et pratique des exercices. L'élève évolue de Mukyu à sixième Kyu, puis cinquième, ainsi de suite, jusqu'au 1er Kuy, dernier grade avant la le titre de Kirikami Shoden. Cependant, ces grades Kyu, ne sont pas officiellement décernés aux étudiants.

Le premier Kuy est le premier grade important. Il indique que l'élève a aquit une forme de corps commençant à être correcte, se déplace assez bien, que ses coupes sont assez bonnes et qu'il connait la chorégraphie des katas de base du programme de ceinture noire côté élève (kiri komi).

Vient ensuite la ceinture noire pour laquelle la connaissance du programme des techniques, coté professeur (uke dachi) cette fois-ci, est nécessaire. Une connaissance de la nomenclature du sabre, de l'historique de l'école et des notions de culture et d'histoire japonaise sont demandées.

L'obtention des Dan supérieurs passera par le perfectionnement des katas de base, l'apprentissage d'autres katas et d'autres armes. Les Dans supérieurs à Mokuroku Shuden demandent une forte l'implication dans l'école.

 

Estampe du maître HOKUSAI

 

Estampe du maître HOKUSAI

 

Estampe du maître HOKUSAI

 

Mise à jour le Vendredi, 11 Septembre 2015 18:22